Habiter et cultiver une plaine alluviale

Publié le 13 avril 2017 - Mis à jour le 21 août 2017

Ici, la commune de Saint-Germain-des-Prés borde la Loire sur trois kilomètres.


 Habiter et cultiver une plaine alluviale

Ici, la commune de Saint-Germain-des-Prés borde la Loire sur trois kilomètres.


C'est une plaine alluviale entrecoupée de ruisseaux et de boires, des bras morts du fleuve, autrefois parsemée d’îles que l’homme a peu à peu rattachées à la rive. Les terres irriguées sont propices à l’agriculture, et les haies dessinent le maillage de ce bocage qui domine le paysage agricole. Le long des chemins et des routes, les rangées de saules, d’aulnes et de peupliers rythment le voyage.


Les terres entre la Loire et le village sont protégées par la levée de Saint-Georges, érigée entre la Possonnière et le pont de Montjean au début du XIXe siècle. La levée se mêle aux coteaux entre Saint-Germain-des-Prés et Champtocé-sur-Loire. Les villages, comme Saint-Georges-sur Loire se sont installés sur les coteaux boisés, qui délimitent au nord les prairies humides. Les prairies et levées accueillent un habitat dispersés, hameaux et fermes, où on garde encore aujourd'hui un rythme de vie lié à la Loire.


Écoutons Caroline Briand dans son ouvrage « L'archétype ligérien »
« Une promenade pédestre en vallée de Loire peut être des plus variées : suivre une levée, jouer les équilibristes sur les épis, s'aventurer prudemment sur les bancs de sables, ou au contraire se perdre au plus profond de la solitude prairiale. Dans tous les cas, ce qui est important est la disparition de toute enveloppe plus ou moins hermétique. Les sons, les odeurs, le souffle sont maintenant réellement ressentis. Aucune barrière physique ne s'oppose à notre invasion par le paysage. Le temps même, celui de la flânerie, permet cette communion. »


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