Nantes, ville des transports urbains

Publié le 13 avril 2017 - Mis à jour le 21 août 2017

À Nantes, le train, le bus, le tramway, le tram-train se donnent rendez-vous aux abords de la gare. De nos jours on appelle ça : un pôle multimodal...


 Nantes, ville des transports urbains

À Nantes, le train, le bus, le tramway, le tram-train se donnent rendez-vous aux abords de la gare. De nos jours on appelle ça : un pôle multimodal...


C’est que la ville fait figure de pionnière dans l’histoire des transports urbains. C’est ici, en effet en 1826, que la première ligne de transport en commun est née. On la doit à un patron nantais du nom d’Étienne Bureau. Elle était destinée à ses salariés et les menait le long de la Loire, des bureaux de l’entreprise au centre, jusqu’aux entrepôts des Salorges sur le port. Le mot « omnibus », qui veut dire transport pour tous, vient d’une boutique de chapeaux « Omnès omnibus » devant laquelle les voitures stationnaient.


Et la même année, Stanislas Baudry, un entrepreneur de bains-douches propose un service de voiture à cheval à 16 places, pour ses clients cette fois… Le succès est immédiat, non pas pour les bains... mais pour le transport ! Deux ans plus tard en 1828 il fonde son Entreprise Générale des Omnibus et ouvre une des premières compagnies de transport public urbain du monde ! Une prestation de service de transport des voyageurs ! C’est une innovation. Qui va se développer grâce aux techniques de l’ère industrielle. En 1851 le chemin de fer arrive dans la ville.


Et 25 ans plus tard c’est la mairie qui développe un réseau de transport public unique… Elle ne vote pas pour le tramway américain tiré par des chevaux… Non, la traction mécanique, c’est plus propre. La mairie confie à la Société des Moteurs à Air Comprimé la mise en place du premier système de « locomobile à air comprimé ». Le service est lancé. Il entraînera la disparition des omnibus à traction animale avant la fin du siècle. Ce mode de transport écologique est toutefois transformé à son tour avec le passage à l’électricité, juste avant la Première guerre mondiale.


Et ce n’est pas tout ! Jusqu’en 1958 les Nantais profiteront de services de bateaux à vapeur réguliers. Mais tout comme les tramways, ils seront remplacés par les bus et les voitures, avant que Nantes, une fois de plus en avance, choisisse à nouveau les trams dans les années 1980 !


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