L'habitat vernaculaire

Publié le 13 avril 2017 - Mis à jour le 21 août 2017


Selon le règlement de 1668, l’habitat s’étend derrière la levée à l’Est d’Angers. L’habitation est un rez-de-chaussée avec un étage sous comble ouvert d’une lucarne à fronton triangulaire. Elle peut être accompagnée de dépendances comme le four à chanvre, qui se développe dans la vallée pour alimenter les manufactures de toiles à voile de Beaufort-en-Vallée et d’Angers. Les dépendances témoignent de diverses activités : agriculture, élevage et transport de marchandises et denrées sur la Loire. Les granges sont généralement perpendiculaires à la levée près de rampes d’accès. On peut trouver l’alternance de schiste et de moellons de tuffeau dans l’appareillage des murs, moins onéreux que les constructions en tuffeau appareillé. Au XVIIIe siècle, les ensembles agricoles comptent deux cours, une est occupée par le maître et l’autre par le fermier et les dépendances agricoles. Ces ensembles assurent au maître des subsistances toute l’année et une résidence secondaire pour séjourner à la belle saison. Au XIXe siècle, les paysans enrichis par l’aménagement de la vallée vont faire construire des bâtiments plus sophistiqués en pierre de tuffeau pour marquer leur réussite. Les anciens logis sont conservés mais reconvertis en resserre. Les façades des nouveaux logis comportent des décors de frises, corniches à modillons, colonnes engagés et pilastres. Les dépendances, écuries ou remises, les prolongent.