Maraîchages en Saumurois

Publié le 13 avril 2017 - Mis à jour le 28 août 2017

Une activité économique importante pour la région adaptée au milieu


 Maraîchage en Saumurois

Une activité importante pour la région et adaptée au milieu.


Vous pouvez le constater au vu de la mosaïque de champs cultivés, les maraîchages sont très présents dans cette partie nord du Saumurois alors qu’au sud les vignes et les céréales dominent. Alain Morisseau est maraicher à Villebernier sur les terres de ses ancêtres, 35 hectares dont 7 hectares de serres. Il fait partie d’une coopérative qui produit des légumes anciens. Le Maine-et-Loire est le premier département français pour cette production. Alain Morisseau cultive aussi de la mâche, des asperges, des échalotes longues et des radis, 1 million de bottes de radis par an pour le marché français. Il nous explique en quoi la terre locale est tout à fait adaptée au maraîchage.


« Le limon c’est ce qui va être apporté par la Loire en cas de crue, c’est tous ces petits sables, ces petits restes de décompositions de bois, de matières organiques d’il y a très longtemps et c’est ce qui enrichi nos terrains, et c’est ce qui fait la structure du sol, le limon associé au sable fait un peu éponge dans nos sols, ce qui va retenir l’humidité et l’eau quand on va arroser qu’on est obligé d’irriguer, dès que vous avez de l’eau vous attendez deux à trois jours pour pouvoir les travailler, les ensemencer, ou planter dedans, il n’y a pas vraiment de résistance et surtout à la récolte dès que vous arrachez un légume, le plus gros de la terre va rester en terre et le légume vient tout seul, il n’y a pas beaucoup de nettoyage derrière. La chance dans ces terrains là aussi, c’est qu’en fin d’hiver les terrains se réchauffent plus vite, puisque le sable se réchauffe plus vite. On va pouvoir rentrer dans les champs et semer, planter plus tôt et avec ce réchauffement la plante va partir plus facilement et plus vite. Et on a une petite notion de primeur grâce à nos terrains. » Le légume ou le fruit primeur, toujours intéressant puisqu’il est mieux vendu. « Les premières fraises se vendront toujours un peu plus chères que les dernières, c’est normal, c’est logique. »


Et bien sûr, pour trouver de l’eau il suffit de puiser dans la Loire, indirectement via les puits, approvisionné par la nappe alluviale du fleuve. « Les puits chez nous ne sont qu’à 5/6 mètres de profondeur sous le niveau de la Loire, dès que celle-ci est haute nos puits seront pleins et dès que la Loire va baisser surtout l’été, nos puits sont au plus bas. » Le Saumurois compte près de 200 exploitations maraichères très attirées par la terre fertile du Val de Loire.


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