Les plantes invasives sont des espèces exotiques qui colonisent de manière rapide et importante les écosystèmes naturels ligériens.

Elles sont qualifiées d’« invasives » lorsqu’elles se développent au détriment des espèces et des habitats naturels indigènes à nos régions. Ces espèces prolifèrent car elles y subissent de faibles pressions (absence de prédateurs, de concurrences, de parasitisme…). 

L’arrivée de ces espèces résulte d’introductions volontaires ou non, liées à l’activité humaine : commerce et échanges intercontinentaux ; horticulture ; aquaculture ; transport passif par avion, voiture, train, bateaux… 

Les invasions biologiques créent de nombreuses nuisances et perturbations sur les milieux naturels et gène aussi leur utilisation par l’homme. 

Ces proliférations sont souvent rapides et brutales. Par les changements radicaux qu’elles provoquent, cela entraîne une altération significative de la biodiversité (perte d’espèces : ce sont souvent les plus rares, les plus emblématiques et les plus patrimoniales qui sont les premières menacées). 

Par ailleurs, lorsque les invasions se déroulent dans des milieux aquatiques, d’autres nuisances peuvent être observées : 

  • frein à l’écoulement de l’eau par les herbiers aquatiques,
  • gêne à la navigation,
  • comblement accéléré des zones humides,
  • forte eutrophisation.

En Loire moyenne, voici les principales espèces invasives : 

  • les jussies (Ludwigia peploides, et L. uruguayensis),
  • la renouée du Japon (Reynoutria japonica),
  • l’aster lancéolé (Aster lanceolatus),
  • le paspale à deux épis (Paspalum distichum).

Néanmoins, le nombre d’espèces naturalisées et plus ou moins invasives est important. Une vigilance permanente est nécessaire. 

Merci de ne pas participer à leur dissémination.