La grande levée d’Anjou

Publié le 13 avril 2017 - Mis à jour le 28 août 2017


La Grande levée d’Anjou, est un aménagement ancien et important sur la Loire, son origine est médiévale. En 1154, sous l’impulsion de ses vassaux de la rive gauche et notamment des moines de l’abbaye Saint Florent de Saumur, Henri II Plantagenêt, duc d’Anjou et roi d’Angleterre, autorise la construction d’une longue digue d’environ 40 kilomètres de Saint-Patrice à Saint-Martin-de-la-Place. C’est un des plus grands monuments civils de l’époque. Cette levée remplacera les ouvrages primitifs, les turcies, formées de bois et de terre qui contenaient ou ralentissaient les courants lors des inondations et ainsi protégeaient les terres, les hommes et les cultures. Cette nouvelle digue a une fonction équivalente, mais à une échelle plus importante et pour des crues plus fortes. Elle a aussi pour objet d’accroitre la surface des terres cultivables. Le long de la levée, on fait construire des maisons pour loger les hommes chargés de l’entretien. Ces personnes seront exemptées de service militaire et de certaines obligations fiscales. A l’origine, l’ouvrage s’élevait à environ 4 mètres. Les rehaussements exécutés entre le XVIème et le XIXème siècle, l’ont porté à 8,22 mètres au-dessus de l'étiage ; mais n’ont pas suffit pour contenir les crues de 1846, 1856 et 1866 qui ont motivé le dernier renforcement. D'une longueur totale de 70 kilomètres aujourd’hui, la Grande levée d'Anjou s'étend entre Langeais en Indre-et-Loire, et les Pont-de-Cé en Maine-et-Loire.