1540-1560

Publié le 12 avril 2017 - Mis à jour le 14 avril 2017

A partir des années 1540, la Cour de France s’installe en Ile de France. Même si le Val de Loire n’est plus officiellement le siège du pouvoir royal, les passages de la Cour dans la région demeurent fréquents jusqu’à la fin du XVIe siècle.

La décision de rétablir la Cour à Paris peut-être retenue comme un événement de référence pour dater la fin de la Première Renaissance. Mais ce départ ne se fait pas sentir tout de suite, si ce n’est dans certaines résidences, autrefois favorites : Tours, Blois et Bourges. 

Quelques grands chantiers de cette période faste de la Renaissance connaissent alors d’importants prolongements dans la seconde moitié du XVIe siècle. 

Si les travaux entrepris par Thomas Bohier ont commencé dès 1514 sur les piles d’un ancien moulin du Cher, c’est à partir de 1547 que le château de Chenonceau prend sa configuration actuelle. Henri II fait don du château à Diane de Poitiers, qui reprend l’exécution du jardin en amont, et entreprend la construction d’un pont reliant le logis à la rive gauche du Cher. La direction de cette œuvre exécutée entre 1556 et 1559 est confiée à Philippe de l’Orme. Amatrice des séjours en Val de Loire, Catherine de Médicis entreprend dans la deuxième moitié du XVIe siècle, de grands travaux sur ce château. Les projets des années 1570 restent cependant inachevés à cause des guerres de Religion. 

Le château de Villandry est également construit à cette période (après 1532). Ouvrage plus tardif, sa construction intervient après la grande époque d’effervescence artistique de la vallée de la Loire. Acquit par le président de la Chambre des comptes de Blois, Villandry reprend le parti pris architectural du style de l’Ile de France, où s’exprime à présent le talent des grands architectes du pays.