Une histoire géologique

Publié le 18 mai 2017 - Mis à jour le 25 août 2017

A l’échelle du temps géologique (des dizaines de millions d’années) le cours du fleuve a changé de la Manche à l’Atlantique, avant de se fixer dans la configuration que l’on connaît aujourd’hui.

Histoire géologique de la Loire

La morphologie du Val de Loire a évolué au rythme des présences successives des eaux. Il y a près de 100 millions d’années, la mer de la Craie a envahi cette région laissant s’installer un golf marin. Puis le territoire de l’actuel Val de Loire resta émergé jusqu’à l’installation d’une nouvelle mer : la mer des Faluns, provoquée par le basculement de la région tourangelle vers l’ouest. Elle occupe la région pendant une quinzaine de millions d’années. A mesure que cette mer quitte la majeure partie du Val de Loire, les eaux douces se regroupent en surface au gré des accidents du relief. L’ancêtre de la Loire se dirige alors vers le nord pour se jeter dans l’actuelle Manche. 

Il y a environ 2 millions d’années (au début du Quaternaire), la mer s’est définitivement retirée de la région, la Loire a changé de direction pour couler vers l’ouest, en rejoignant la Vienne. Le réseau hydrographique se structure peu à peu, évoluant en fonction des déformations néotectoniques et des glaciations successives. 

C’est ainsi que la région acquiert sa morphologie actuelle avec le creusement par saccade des vallées du bassin. 

Sols et sous-sols du bassin de la Loire

La sédimentation du bassin de la Loire se constitue au cours des grandes périodes géologiques. Largement calcaire et sableuse, elle résulte d’une forte présence de la mer. 

545 MA à 245 MA (Paleozoïque) :

  • Constitution du socle de la région Centre : roches métamorphiques et granites intrusifs d’âge primaire.

245 MA à 65 MA (Mesozoïque):

  • Jurassique : la mer reprend sa progression. La sédimentation devient marine : grès, dolomies et calcaires. Elle se retire à la fin de la période. L’érosion continentale décape une partie de ces dépôts.
  • Crétacé : la mer regagne la région, l’essentiel des dépôts est constitué de marnes, de craie et de tuffeaux. A la fin de cette période, la région est exondée. Phénomène d’érosion qui affecte la craie, formant l’argile à silex. Création d’un vaste glacis du nord du Massif-Central vers le bassin de Paris. 

65 MA à 2 MA (cénozoïque) :

  • Miocène : Les dépôts carbonatés interfèrent avec les 1ères décharges du Massif-Central (apports sablo-argileux). Dernière incursion marine vers l’est (mer des Faluns), érode les sables de l’Orléanais.
  • Pilocène : Retrait de la mer. Epandages détritiques de sables et de graviers (régime continental).

2 MA (quaternaire) :

  • Glaciations successives : recouvrement des plateaux par des limons éoliens dus à des vents violents. Creusement par saccade des vallées. Pendant les périodes interglaciaires, l’érosion fluvatile incise le plateau et dépose des terrasses sablo-graveleuses emboîtées.